
L’opérateur de téléphonie mobile Warid Congo a l’intention de procéder à un ajustement de son personnel pour des raisons économiques. L’employeur rencontrerait des difficultés l’obligeant à se séparer d’une partie de son personnel.
Le 7 octobre, à l’occasion d’un échange animé avec les représentants du personnel de Warid Congo à la Direction générale de l’administration centrale des postes et télécommunication, le ministre des Postes, des télécommunications et des nouvelles technologies de la communication, Thierry Moungalla, a répondu aux préoccupations des travailleurs, évoquant la vigilance du gouvernement congolais quant au respect des procédures en matière de licenciement collectif à caractère économique.
Thierry Moungalla a précisé : « L’objet de cette réunion était de dissiper les inquiétudes du personnel qui vivent des moments difficiles sur le plan moral et psychologique. J’ai rappelé aux salariés la vigilance de l’État pour le maintien de l’outil lui-même, puisque l’objectif est quand même que l’opérateur soit pérenne, qu’il continue à exploiter chez nous. L’État se devait de leur expliquer qu’il existe actuellement des négociations qui doivent permettre la survie de l’opérateur ; c’est sur toutes ces questions que j’ai été amené à échanger avec les salariés de Warid. Les erreurs de gestion, si erreurs de gestion il a pu y avoir, ou les erreurs de stratégies, ne doivent pas être totalement supportées par nos compatriotes qui sont les agents, les salariés de l’opération, a-t-il assuré. Le gouvernement est attentif à ce que le plan social, s’il doit y en avoir un, soit équilibré et objectif, c’est-à-dire qu’il prenne en compte à la fois les intérêts de l’opération elle-même, sa survie, et les intérêts des travailleurs qui composent l’opération ».
De manière plus générale, le ministre Thierry Moungalla a rappelé à l’ensemble des opérateurs de télécommunication exerçant dans notre pays que l’État se montrerait vigilant quant au respect et à l’application équitable de la réglementation de notre pays. « Nous ne pouvons par accepter que seuls nos compatriotes subissent et les aléas de la crise et les aléas de gestion. Nous sommes pour l’obligation ardente et la protection des intérêts de nos compatriotes et notamment des plus jeunes », a-t-il conclu.
Guillaume Ondzé (Les Dépêches de Brazzaville)
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