1. Allez directement au menu
  2. Allez directement au contenu
  3. Allez directement en bas de la page

DERNIERE NEWS

La RDC évoque une solution définitive pour la restitution des fréquences congolaises


Le Vice-Premier ministre de la République démocratique du Congo en charge des Postes et des télécommunications, Simon Bulupiy Galati, a déclaré, le 19 avril à Kinshasa, devant son homologue congolais, que son pays était prêt pour une solution « définitive » en vue d’apaiser le Congo, qui attend la restitution de ses fréquences.

Simon Bulupiy Galati s’est exprimé au terme d’un échange avec le ministre congolais des Postes, des télécommunications et des nouvelles technologies de la communication, Thierry Moungalla, en mission de travail en RDC. Un déplacement d’urgence motivé par la nécessité de découvrir, avec les responsables de la RDC, les raisons de certaines interférences aéroportuaires récemment repérées sur les tours de contrôle de Brazzaville et Pointe-Noire ; ces interférences proviendraient de la RDC.

Afin d’harmoniser les vues sur ce sujet délicat et celui des fréquences de manière globale, une équipe mixte composée des responsables et des experts des deux pays a été mise en place. « Je voudrais que ce travail se réalise sans heurt, et que vous puissiez nous donner une feuille de route. Par exemple, comment libérer une fréquence à telle date pour la satisfaction de la République du Congo », a indiqué Simon Bulupiy Galati à l’ouverture des travaux, insistant sur l’efficacité ce cadre de concertation permanent.

Simon Bulupiy Galati a rappelé que la mise en place de cette équipe mixte était un engagement de son gouvernement à trouver une solution « définitive » à la gestion commune des fréquences entre les deux pays. Pour le ministre Thierry Moungalla qui a co-présidé l’ouverture des travaux, « ceci laisse espérer une issue favorable pour les solutions attendues par les deux peuples concernant cette problématique des fréquences qui touche à la substance de nos États respectifs en terme de souveraineté et de sécurité ».

Les solutions envisagées
Concernant les interférences aéroportuaires récemment repérées sur les tours de contrôle de Brazzaville et Pointe-Noire, les deux parties ont convenu qu’une opération de vérification de bandes des fréquences concernées, sur une période d’une semaine, devrait permettre d’en déterminer l’origine. Des techniciens de la RDC sont attendus à Brazzaville dans quelques jours pour transmettre les résultats des recherches.

Évoquant la question globale des fréquences, les ministres Simon Bulupiy Galati et Thierry Moungalla ont décidé de réactiver le mémorandum conclu à Brazzaville par les deux gouvernements en mars 2008. Ce mémorandum prévoyait, dans un chronogramme, la restitution par la RDC des fréquences congolaises, grâce aux sous-commissions qui devraient pour chaque segment (audiovisuel, GSM…) trouver des solutions appropriées.

Les ministres ont par ailleurs abordé, dans le cadre des questions de politique générale, l’interconnexion des futurs réseaux de fibre optique via le fleuve Congo. « Je vous confirme notre totale disponibilité à ce que l’installation du câble optique qui doit traverser le fleuve Congo se fasse dans les délais les plus raisonnables », a dit le ministre Thierry Moungalla.

La Banque mondiale va financer la fibre optique terrestre au Congo

En marge de sa mission de travail avec les autorités de la RDC au sujet des fréquences, le ministre Thierry Moungalla s’est entretenu avec les représentants de la Banque Mondiale dans les deux pays, dont la représentation est basée à Kinshasa. Au cœur de cette entrevue, le projet à fibre optique dénommé « Cab 2 », piloté depuis plusieurs mois par le ministère des Postes et des télécommunications, en concertation avec le ministère du Plan.

La Banque mondiale a en effet annoncé la mise à disposition d’une première tranche d’un million de dollars pour la mise en œuvre de ce projet. Il consiste à déployer la fibre optique terrestre entre Pointe-Noire et Brazzaville, et la partie nord du pays, précisément les villes d’Oyo, Ouesso avec une bretelle a Impfondo. « C’est là une avancée majeure, parce que nous pourrons parallèlement à notre projet national de déploiement de la fibre optique, anticiper sur une autre phase », s’est réjoui le ministre Thierry Moungalla, au terme des échanges.

Dans le cadre de cet accord, un chef de projet va être désigné à travers un appel à manifestation d’intérêt, qui va également constituer une équipe projet.

Quentin Loubou (Les Dépêches de Brazzaville)

Laisser un commentaire