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La directrice des opérations de la Banque mondiale pour les deux Congo, Marie Françoise Marie-Nelly, a déclaré le 25 mai à Brazzaville, que son institution est « déterminée » à accompagner le pays dans le développement des infrastructures de fibre optique.
Marie Françoise Marie-Nelly a fait cette annonce au terme d’une audience avec le ministre des Postes, des télécommunications et des nouvelles technologies de la communication, Thierry Moungalla. Accompagnée du représentant de la Banque mondiale au Congo et de l’expert télécommunications au sein de l’Institution mondiale, elle a réitéré l’appui de la BM à aider le Congo dans la mise en place de ces infrastructures et à leur gestion.
« La Banque mondiale est en train de préparer un projet d’accompagnement et de développement du secteur des télécommunications en République du Congo. Et nous avons évoqué l’état d’avancement de la préparation et la meilleure façon de rendre ce programme opérationnel », a indiqué la directrice des opérations. Ce programme concerne en effet le projet Cab 2 (Central Africa Backbone), initié par la Banque mondiale pour interconnecter les pays de la Cemac à la fibre optique, qui sont des infrastructures de télécommunications à haut débit.
Le Congo s’est engagé, sur fonds propres, dans le consortium Wacs pour être connecté à la fibre optique marine d’ici à la fin de l’année, à partir de Matombi, à Pointe-Noire, où est prévue la construction de la station terminale. La deuxième phase du projet concerne la construction de ce réseau terrestre de Pointe-Noire à Brazzaville, puis de Brazzaville vers la partie septentrionale du pays.
Ce câble terrestre, de garde de 24 paires de fibre optique, se déploie déjà vers Brazzaville à partir de lignes à haute tension de transport d’électricité entre Pointe-Noire et Brazzaville. Il s’agit, en effet, du projet démarré il y a deux ans par la société Sogeco. La fibre optique est intégrée dans le câble électrique en construction sur environ 475 kilomètres.
La Cab 2 – dont une première phase se déploie déjà au Cameroun, au Tchad et en RCA- vise ainsi à accompagner le Congo dans la mise en œuvre de cette deuxième phase et dans la préparation de l’exploitation commerciale de l’infrastructure. « L’idée est d’avoir une connexion avec la République du Congo, mais également de voir la construction du Backbone national congolais », a souligné Marie Françoise Marie-Nelly. « Notre appui ne serait pas vraiment au niveau de l’investissement mais plutôt sur les aspects institutionnels, la gestion de l’infrastructure », a-t-elle renchéri.
« Il s’agit également d’associer les opérateurs privés à la gestion de ces infrastructures. Parce qu’une fois la fibre installée, il faut que les opérateurs soient confiants en la qualité de la gestion de celle-ci. Ce sont des éléments que nous allons regarder », a appuyé Marie Françoise Marie-Nelly, soulignant également la nécessité de scruter les capacités de Congo Télécom, l’opérateur public affecté pour manager l’infrastructure.
Dans le cadre de la mise en œuvre de cette phase de préparation, la Banque mondiale a accordé au Congo un million de dollars, destiné à mettre en place l’équipe du projet. « Nous sommes au début de la préparation. L’intérêt de l’approche régionale nous permet non seulement de mobiliser les fonds de l’IDA qui sont dédiés au Congo, mais de tirer sur le guichet régional. Donc ça nous permet d’augmenter les ressources qui pourraient être mobilisées sur ce programme », a soutenu Marie Françoise Marie-Nelly.
Quentin Loubou ( © Les dépêches de Brazzaville)
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