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En visite de travail à Brazzaville, le secrétaire général de l’Union africaine des Télécommunications (UAT), Akossi Akossi, à la tête d’une délégation, a pris connaissance des préparatifs de la prochaine session ordinaire de la conférence des plénipotentiaires de l’UAT, prévue en septembre 2010, à Brazzaville.
Après un accord entre le gouvernement congolais et l’institution en novembre 2009, l’heure est à la vérification des aménagements destinés à abriter la conférence pour laquelle on attend plusieurs délégations, dont les ministres africains en charge du secteur. L’UAT est satisfaite de l’avancement des préparatifs, a déclaré son secrétaire général dans cette interview réalisée le 23 juin, peu avant son départ.
Les Dépêches de Brazzaville (L.D.B.) : Huit mois après la signature de l’accord, vous revenez à Brazzaville, certainement pour évaluer le niveau d’organisation…
Akossi Akossi (A.A.) : Dans le cadre de ce protocole d’accord, il fallait venir vérifier le déroulement de la phase préparatoire, faire le point avec les autorités congolaises sur les préparatifs pour accueillir cette conférence. Avec les autorités, nous avons vu les sites de la conférence, examiné les conditions de réception de tous les délégués et quelques problèmes de logistique. Enfin, nous avons pris connaissance du scénario proposé par le Congo pour que cette conférence se tienne dans les meilleures conditions possibles.
L.D.B. : Quel est le résultat de votre mission d’inspection ?
A.A. : Au plan logistique, notamment concernant les sites de la conférence, nous sommes parfaitement satisfaits de ce qui nous a été présenté aussi bien en termes de qualité et de fiabilité des équipements que d’environnement. Nous partons rassurés sur la qualité de l’offre du Congo pour abriter cette conférence.
L.D.B. : La conférence aura donc bien lieu à Brazzaville et à la date prévue…
A.A. : En tout cas, à ce jour, tout est verrouillé pour que la conférence se déroule à Brazzaville.
L.D.B. : Qu’est-ce qui a motivé le choix du Congo pour abriter cette conférence ?
A.A. : L’UAT est une organisation panafricaine. Nous avons constaté que l’Afrique centrale n’avait pas été très visible lors de nos différentes manifestations. Le secrétariat général a donc souhaité organiser la prochaine conférence en Afrique Centrale. Lorsque nous avons sollicité les différents pays, l’offre que le Congo a faite nous a paru la plus appropriée. C’est la raison pour laquelle notre choix s’est porté sur Brazzaville. Ma visite confirme que la conférence se tiendra dans un environnement propice à la réflexion et à la concertation.
L.D.B. : Quels sont les enjeux liés à cette conférence ?
A.A. : Il faut dire que l’année 2010 est essentielle en matière des télécommunications et de technologies de l’information et de la communication (TIC). Tout d’abord, nous sommes à mi-chemin pour les Objectifs du millénaire pour le développement. Vous savez que lors des deux dernières conférences sur la société mondiale de l’information, surtout celle de Tunis, l’année 2015 a été arrêtée comme date butoir. La conférence sera donc l’occasion pour les pays africains de faire le point. Cette année encore, lors de leur réunion annuelle à Addis-Abeba, les chefs d’État ont concentré leur réflexion sur l’apport des télécommunications et des TIC dans le développement. Là aussi, des instructions ont été données, et nous verrons, par exemple neuf mois après, quelles sont les leçons qui ont été tirées et les actions en cours dans nos différents pays. Il y a aussi une conférence des plénipotentiaires de l’UAT qui se tient en octobre, donc juste après notre conférence. Il s’agit de la préparer également, afin d’y faire entendre la voix de l’Afrique en matière des télécommunications.
L.D.B. : De quoi sera-t-il question de manière concrète ?
A.A. : C’est une conférence des plénipotentiaires. Donc il s’agit d’élaborer la feuille de route africaine pour les quatre prochaines années en matière de télécommunications. Un plan stratégique sera proposé aux ministres en charge de ce secteur, déterminant les axes sur lesquels l’Afrique doit travailler pour que les télécommunications soient le moteur du développement du continent. Ce sont des décisions concrètes qui devront être prises suivant les objectifs et la feuille de route qui a été tracée par le plan stratégique.
Propos recueillis par Quentin Loubou (Les Dépêches de Brazzaville)
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