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Pour un grand Congo, le Président Denis SASSOU NGUESSO et sa suite présidentielle ont fait une escale à Dubaï, puis à Abu Dhabi au mois de mai dernier, pour parler de la Télécommunication avec quelques partenaires des Emirats-Arabes Unis. Au pays des Arabes, le Président de la République a été satisfait de son court séjour. Et le Ministre Congolais des Télécommunications et des Nouvelles Technologies de la Communication, Thierry MOUNGALLA, a reçu dans son Cabinet, une équipe du magazine internationale d’Afrique ‘Grands Lacs’ pour expliquer à nos lecteur le but de cette mission dont il était de la délégation. Il s’est confié à nous en répondant à quelques questions concernant cette mission de travail. Dans son bureau, lorsque nous somme rentrés, il tenait à sa main droite, un appareil très sophistiqué ‘Ipad’. D’après, le Ministre MOUNGALLA, l’appareil est comme un ordinateur, mais la seule différence avec ce dernier, est que celui-ci dispose d’un clavier virtuel sur l’écran. Donc, à peine sorti sur le marché africain, le Ministre le possède déjà. Il est aussi à signaler que Thierry MOUNGALLA joue aujourd’hui un grand rôle dans la Télécommunication à côté du Chef de l’Etat.
Lisez avec attention l’interview de cet homme politique, doté d’une grande intelligence.
Quel a été l’objet de votre mission à Dubaï.
D’abord, un grand bonjour et félicitation de ce que vous êtes entrain de faire comme travail pour montrer la visibilité des deux Congo en particulier, puis d’Afrique centrale en générale. Une fois encore, bravo et vous avez notre soutien à cent pour cent. Et d’ailleurs vous êtes lu dans tous les territoires congolais. En effet, je faisais parti de la délégation officielle dans la suite du Président de la République, Denis SASSOU NGUESSO qui s’est rendu au mois de mai dernier à Abu Dhabi, puis à Dubaï. De ce voyage nous avons reçu une délégation du Groupe ZAIN qui nous a expliqué les opérateurs de la vente de ce groupe à un autre groupe indien Baharti. Pour mémoire, l’Etat congolais devrait être informé avant que cette vente n’ait lieu, chose qui, malheureusement n’a pas été faite. En claire, il y a eu un échange entre le Président du Groupe ZAIN, qui fut Ministre de la communication au Koweit et le Gouvernement de la République du Congo. Et ce dernier a reçu les instructions venant du Président Denis SASSOU NGUESSO, d’engager les discussions avec les deux groupes, c’est-à-dire ZAIN et Baharti, afin de finaliser les conditions de vente de ZAIN Congo qui doit faire partie de la vente globale. Au moment où nous sommes en train de faire cette interview, les discussions sont en cours, elles devront se poursuivre en mi-juin à Brazzaville. Toujours à Dubaï, la délégation congolaise a rencontré Son Altesse Royale, le Prince Cheik Nahayan, le grand Patron du Groupe Dabi et l’actionnaire principal jusqu’ici de Warid congo.
L’étape de Dubaï finie, le Président de la République et le Prince Nahayan se sont rendus à Abu Dhabi. Les deux personnalités se sont entretenus sur les conditions de la vente de la majorité des actifs de Warid Congo à un Groupe Indien dénommé Essar et il s’agissait d’engager les discussions qui sont également en cours pour la présentation des intérêts de la partie congolaise qui représente environ 30% dans la société Warid Congo. Baharti, qui est le premier Groupe Indien de la télécommunication et Essar, le deuxième Groupe, veulent s’implanter au Congo. Pour nous, l’idée est de ne pas s’opposer, pour des raisons de principe, à l’arrivée des investisseurs qui, semble t-il,, ont des moyens et nous les encourageons en sachant que ce secteur semble être beaucoup exploité. Le Congo souhaite que les opérateurs apportent une politique de création d’emplois et le dépliement du réseau. En rencontrant les acteurs concernés à Abu Dhabi et à Dubaï, le Chef de l’Etat Congolais s’est rassuré de ces futurs investisseurs.
Par rapport à ce que vous venez de dire, pourrions-nous espérer qu’il y a eu succès à la mission qui vous a été confiée par le Président de la République ?
Le succès oui ! Nous avons rencontré les opérateurs économiques qui devraient nous fournir des éclaircissements sur les différentes transactions opérées au Congo. Ceux que nous avons rencontré, nous pouvons affirmer que les choses se sont très bien passées ; donc le voyage était plutôt positif. Nous n’attendions pas un succès quelconque, on souhaitait que nos entretiens se déroulent très bien. Nous espérons qu’au moment où les télécoms continuent leur croissance dans notre pays, nous avons l’espoir qu’un jour l’arrivée de ces Groupes puissants permettent à la fois de baisser les prix pour les populations, parce que ce sont des Groupes qui sont habitués dans leur politique à tout faire pour que les populations les plus pauvres accèdent à la télécommunication, et pour cela, il faudra baisser les prix. Semble t-il, ils sont venus pour ça. Baisser encore des prix qui sont déjà beaucoup plus bas. Deuxièmement, ce sont des Groupes qui ont suffisamment des moyens, espérons d’eux qu’ils continuent à créer les emplois et à déployer le réseau. Voilà pour nous ce qui fait l’objet des conditions essentielles de notre acceptation de la vente de ces Groupes, c’est-à-dire ZAIN Congo et Warid Congo.
Etes-vous sûr que ces Groupes apporteront la solution à la problématique des télécommunications que traversent les Congolais à ce jour ?
Bien sûr que oui, ils apportent surtout la solution durable et pérenne à la problématique qui est la nôtre. On a secteur qui crée plus d’emplois pour les Congolais. C’est un secteur qui rapporte de l’argent, il faut que tous en bénéficient, l’Etat et les opérateurs, ce qui pourra permettre au Congo de lutter contre la fracture numérique parce qu’on essaiera d’étendre tous ces réseaux dans le moindre village du pays. Dans tout ceci, nous sommes vraiment positifs.
Excellence, savez-vous qu’il y a un sérieux problème de débit de l’Internet au Congo ?
Pour nous, l’Internet est un problème national et non pas un problème des opérateurs. Par contre, les opérateurs nous font des propositions, des offres d’Internet par GPRS et offrent des formules d’Internet que tout le monde aujourd’hui peut obtenir moyennant un abonnement. L’Internet dont on parle et qui pose problème, c’est l’absence d’infrastructure de fibre optique d’où la lenteur, la déconnexion qui paralyse tout le monde. Les opérateurs de GSM, les opérateurs du fixe comme Congo Télécom, les fournisseurs d’accès à l’Internet. C’est-à-dire ceux fournissent l’accès au Cyber café, tous ceux-là ont besoin d’avoir une connexion à une bande passante, comme disent les techniciens, assez large pour pouvoir faire passer le maximum de débit. A titre d’exemple, c’est comme une route étroite et qu’il y a plus de voitures, nous remarquerons qu’il y aura embouteillage, c’est ce qui se passe actuellement dans les tuyaux, c’est-à-dire la route pour faire passer les données est très petite par rapport à la demande. Donc, nous obtenons à travers la fibre optique, l’élargissement de la route soit une autoroute pour faire passer les données plus facilement et c’est ce sur quoi nous travaillons.
Votre mot de la fin ?
En définitif, le ministère s’emploie depuis la réélection et l’investiture du Président de la République, Denis SASSOU NGUESSO à prendre sa part dans le projet de société du Chef de l’Etat : ‘Le Chemin d’Avenir’ qui contient un certain nombre de mesures qui nous concernent ainsi que la modernisation de l’Etat, notamment l’arrivée des infrastructures de la fibre optique et des centraux téléphoniques de nouvelles génération, l’interconnexion des administrations entre elles, la vulgarisation de l’Internet avec comme outil la télé éducation et la télé médecine pour ce qui concerne la santé et l’éducation de base pour nos compatriotes. Tous ces enjeux sont ceux sur lesquels nous travaillons et nous espérons prendre une part active à la réalisation du Chemin d’Avenir du Chef de l’Etat.
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