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INTERVIEW : Thierry MOUNGALLA, Ministre des Postes, des Télécommunications et des Nouvelles Technologies de la Communication par IN FOCUS, partenaire de DAILY CHINA.

IN FOCUS : Le ministère regroupe trois secteurs d’activités en un : les postes, les télécommunications et les nouvelles technologies de la communication. Quelle est la volonté derrière ce regroupement des trois pôles et quelles sont les grandes lignes du ministère ?

M. THIERRY MOUNGALLA :La volonté de regroupement est une volonté traditionnelle au Congo. Les trois(3) secteurs sont ensemble dans un département ministériel. Il y a une vingtaine d’années, on ajoutait le Ministère de la Communication. Il s’agit donc d’un découpage lié à notre tradition administrative. Ces trois secteurs sont connexes ; qu’il s’agisse des Postes, des Télécommunications ou les TIC en ce sens qu’ils assurent l’entrée de notre pays dans la société de l’information. On ne fait pas d’activité postale aujourd’hui de la même manière qu’il y a 30 ans puisqu’à l’heure actuelle, l’activité postale implique des technologies de l’information et de la communication notamment dans la mise en place des réseaux intranet et extranet qui permettent la sécurisation des flux financiers (dans le cadre de la banque postale).

Même le tri du courrier fait appel aux outils de l’information et de la communication pour la traçabilité des courriers et colis, puisque dans cette société instantanée, les individus veulent maîtriser le parcours et le délai de leurs envois. Tout cela fait appel aux TIC. Bien entendu, il y a aussi notre grand projet qui est la banque postale et qui devrait d’ici quelque mois connaître une ouverture commerciale grâce à une collaboration entre nous-mêmes et le ministre des finances.

La télécommunication est un grand secteur dans notre pays. Le Congo vient de loin, il a connu des évènements qui ont ralenti le développement de la télécommunication par ailleurs non-existente il y a 15 ans. La volonté du Président de la République et son implication personnelle ont fait du réseau un secteur en pleine maturité. Nous sommes un pays de 4, 200,000 millions habitants et nous avons quatre operateurs de téléphonies GSM et mobile. Ces operateurs sont en train de passer peu à peu à la 3ème génération.

Ce secteur fait évidemment appel à la technologie. Il y a un cadre juridique et institutionnel que nous avons mis en place pour accompagner ce développement et cette croissance. Nous avons notamment éliminé tous les monopoles en matière de télécommunication. Les lois de 2009 ont permis une grande innovation institutionnelle: la création d’une agence de régulation totalement indépendante.

Les TIC sont au cœur de la reforme de l’Etat et créent de nouvelles habitudes d’utilisation pour les gens du pays. Dans ce sens, les technologies de l’information et de la communication ne sont pas l’apanage du Ministère mais constituent un moyen pour le gouvernement de repenser ses rapports avec ces citoyens et de réformer sa propre gestion. Que ce soit pour la gestion purement administrative de son organisation interne ou la mise en réseau des documents administratifs pour faciliter les échanges socio-économiques avec les populations. Je pense notamment à la télémédecine, à l’éducation, à la mise à disposition de données pour les entreprises ou personnes physiques et morales. Voilà se sont les grandes approches qui sont celles du ministère dont j’ai aujourd’hui la charge.

IN FOCUS : Vous venez de mentionner que c’est un secteur qui se développe très rapidement : quel est le lapse de temps avant d’avoir un réseau de télécommunication totalement efficace ?

MR. THIERRY MOUNGALLA : Le réseau est efficace, il est simplement en phase de finalisation dans la mise en place d’infrastructures modernes comme la fibre optique qui est en cours de déploiement de Pointe-Noire à Brazzaville.

Nous prévoyons la fibre optique à Brazzaville mais aussi dans la partie septentrionale avec le développement du réseau dans les 2 grandes capitales (Brazzaville et Pointe Noire) dans un premier temps.

Le processus de création et de gestion devrait impliquer l’état et les operateurs privés qui sont candidats pour le faire. Globalement, on peut dire que nous en sommes à 60-70% de la réalisation du projet dans les grandes villes, en espérant que le WACS (West African Cable System) entre en service au second trimestre 2012. Il serait souhaitable pour la cohérence du système que la fibre optique terrestre soit disponible à Pointe-Noire et Brazzaville à la même période. Nous espérons qu’au plus tard, au 3ème trimestre 2012, le système des 2 grandes villes de notre pays soit parfaitement opérationnel.

IN FOCUS : Quel est le taux de couverture du pays et les principaux services offerts aux consommateurs ?

MR. THIERRY MOUNGALLA:La couverture couvre la quasi intégralité du territoire pour les operateurs de GSM et notamment les deux plus anciens : Airtel (anciennement Zain) et MTN qui sont les premiers à s’être implantés au Congo. A part quelques zones éloignées, la couverture GSM est pratiquement assurée à 100%. Il y a 2 operateurs entrants (Warid et Azur) avec une politique de partage des infrastructures qui permet que tous les acteurs exercent leur activité au mieux. Il y a des négociations en cours entre ces acteurs pour que sous l’égide du régulateur il y ait des accords concernant les locations d’infrastructures.

En ce qui concerne la pénétration en termes d’abonnés nous approchons du point de saturation. Le taux de pénétration est comparable à celui des pays développés avec des taux de 88-90%. Cela se retrouve aussi dans la profitabilité des opérateurs ; on peut noter que le ratio déterminant le cout moyen par consommateur est plutôt en baisse sur la voix. C’est pourquoi aujourd’hui les opérateurs cherchent d’autres vecteurs de croissance en terme de services : il est indispensable pour leur croissance d’obtenir des licences 3ème génération. Aujourd’hui, 2 des 4 operateurs sont en possession de cette licence et l’un (Airtel) a commencé son exploitation commerciale.

La voix arrive à saturation, il y aura très peu de progression, voire une baisse si l’on considère l’augmentation du nombre d’opérateurs et la diversification des services. Les congolais auront rapidement davantage recours aux services innovants et moins à la voix, d’où la nécessité de développer les technologies liées à la 3G.
IN FOCUS: : Concernant les grands axes de développement, vous avez mentionné la fibre optique. Quels sont les autres grands axes en matière de télécommunication et notamment en termes de développement d’infrastructures?

MR. THIERRY MOUNGALLA : La feuille de route du gouvernement qui est donnée par le Président de la République est très claire : le Congo a longtemps été un pays mono-producteur, notamment de pétrole et de bois. Nous sommes au temps de la diversification pour répondre aux ambitions du Président et devenir un pays émergent à l’horizon 2025. Au 21ème siècle, une nation ne peut pas émerger si un territoire n’est pas doté d’infrastructures TIC. Les TIC permettent tous les processus de production de biens et de services. Un pays qui veut être émergent dans 15 ans doit être doté d’infrastructures nationales et régionales et nous avons la volonté d’être demain un « hub technologique » à l’instar de certains pays en Europe ou en Afrique. Le Congo dispose d’un avantage géographique stratégique avec de nombreux pays limitrophes. Nous sommes en mesure de proposer aux nations voisines des services dans le cadre d’un mécanisme d’interconnexion des réseaux.

De manière prosaïque, nous sommes un pays stable avec un niveau d’éducation suffisant pour que les populations apprennent les bases dans le secteur des services (centres d’appels, etc.) Des secteurs qui apporte une forte valeur ajoutée, non seulement à l’économie du pays mais aussi à son avancée technologique.

Nous développons des zones économiques spéciales dans les communes de Brazzaville, Pointe-Noire et Ouesso qui sont des localités stratégiques qui nous permettrons de créer davantage de services dans le secteur des télécommunications.

Nous allons pouvoir créer des centres d’appel aux coûts réduits par rapport à Paris ou Londres. Et de développer demain la formation en alternance qui manque à notre université qui souhaite ajouter la pratique à la théorie. Malheureusement, en matière technologique, la pratique ne se fait pas entre quatre murs mais avec des équipements et des matériels.

IN FOCUS : Pouvez-vous nous parler de l’implémentation de la fibre optique plus en détails, en terme de budget et de délais?

MR. THIERRY MOUNGALLA : La fibre optique est le grand projet du ministère. Elle se compose de trois modules :

La priorité est donnée à la connexion au réseau mondial. Depuis le 29 janvier 2011, le Congo a accueilli le câble sous-marin dans le cadre du projet WACS-West African Cable System, un projet regroupant de nombreux états Africain. Le Congo a investi $25 million soit la quote-part pour un projet coutant plus de $500 millions pour l’ensemble des participants.

Le déploiement de la fibre optique terrestre est la seconde priorité. La connexion via le projet WACS étant effectuée, nous devons désormais équiper le territoire de la fibre optique. Ce projet est réalisé à hauteur de 60-70%.

L’interconnexion avec nos pays voisins est notre troisième module. Ce projet s’intitule le « Central Africa Backbone » pour lequel le Congo est en partenariat avec la Banque Mondiale et les pays de la sous-région d’Afrique centrale. Ce projet a un coût de $30 million, dont $15 million est alloué par le gouvernement Congolais, le reste étant pris en charge par la Banque Mondiale.

L’ensemble de ces trois modules a un cout total de $55 millions, uniquement pour le projet « Backbone ». Nous devons par la suite amener la fibre optique au plus près des populations. Nous voulons atteindre rapidement le réseau à toutes les localités dans la mesure des possibilités d’installation.

IN FOCUS : Quels sont les délais pour atteindre ces zones rurales?

MR. THIERRY MOUNGALLA : Si le maillage est parfait, il nous faut 3 ou 4 ans, autour de 2015 on devrait avoir atteint le maximum physique atteignable par la fibre optique.

IN FOCUS : Quel est l’impact positif attendu sur la population ? Il y aura-t-il un impact sur le prix, la qualité ?

MR. THIERRY MOUNGALLA : D’après les spécialistes, aujourd’hui le Mégabit est a $5000, c’est l’unité de base, c’est ce que sa coûte a l’operateur. Avec l’installation de la fibre optique nous espérons rapidement passer à $1000 le Mégabit, soit une baisse des coûts cinq fois moindre. Par la suite, on devrait passer à $450 le Mégabit. Cette baisse de 90% aura une répercussion sur le prix de la connexion.

Aujourd’hui, il faut noter les efforts des opérateurs et des fournisseurs d’accès Internet. La connexion en 3G en illimité varie entre 20,000 et 30,000 FCFA, ce qui est comparable au prix d’une connexion dans un pays développé. Demain, nous faciliterons des moindres coûts qui varieront entre 5000 et 6000 FCFA, en illimité.

Nous avons aussi pour défit de mettre à disposition les équipements multimédia de dernière technologie aux populations urbaines et rurales. Ceci est donc la prochaine étape de notre réflexion avec le Ministre des finances et nos partenaires.

IN FOCUS : Vous avez mentionné précédemment qu’il y a quatre opérateurs sur le marché Congolais. Quels sont les avantages d’une forte compétitivité entre ces opérateurs téléphoniques/fournisseurs d’accès Internet ? Est-ce que vous espérez attirer de nouveau opérateurs ?

MR. THIERRY MOUNGALLA : le Congo est un pays de 4 millions d’habitants accueillant 4 opérateurs. A titre de comparaison, la France a 65 millions d’habitants et aussi 4 opérateurs. En restant à deux opérateurs, nous nous retrouvions dans une situation d’oligopole anesthésiante pour le secteur, sur le plan technique et aussi en terme de tarification.

L’arrivée du troisième opérateur Warid a décongestionné le secteur. Il a fallu régler des problèmes mécaniques : nous avions la minute d’interconnexion parmi les plus couteuses d’Afrique. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. La taxe d’interconnexion a baissé à 30-35 FCFA, comme au Sénégal. L’arrivée de Warid a donc décongestionné ces paramètres et les problématiques ont changé.

La concurrence a crée la possibilité d’avoir des promotions réelles, menant à une baisse significative du coût de la communication. Depuis 2008, le coût a baissé de 50 a 60% au Congo. En matière de services, la concurrence est exacerbée : 4 opérateurs dont 2 opérateurs qui dominent 80% du marché ; il est évident que les 2 opérateurs entrants étaient obligés de faire des offres alternatives pour attirer les clients.

Par exemple, Azur propose des offres « Triple Play » (télé, internet et téléphone). Je peux maintenant visionner des vidéos sur mon Ipad, ce qui était impossible il y a 6 mois. Ce sont des services nouveaux à forte valeur ajoutée qui intéressent en particulier les jeunes et qui sont disponibles à un coût de plus en plus faible grâce a une concurrence féroce.

IN FOCUS : Est-ce que vous attendez davantage de concurrence et quelles sont les innovations en termes de technologie de la télécommunication et les besoins des consommateurs ?

MR. THIERRY MOUNGALLA : Comme je vous l’ai dit la « voix » arrive à saturation, pas seulement au Congo mais partout dans le monde. Ne faire que de la voix aujourd’hui, c’est se condamner à ne pas connaître le saut technologique mondial qui va arriver d’ici 2015 à savoir l’abandon par tous les operateurs dans le monde de la norme 2G classique (GSM). Le 3G va être la norme de base. Pour nous, au Congo la prochaine étape est l’abandon du 2G. Dans les deux ans maximum, nous serons entièrement sous la norme 3ème génération qui offre encore des parts de marché à saisir.

IN FOCUS : Le centre de distribution du courrier a été officiellement ouvert le 11 octobre 2011. Quelles sont les capacités de ce centre de distribution et l’importance de celui-ci pour le peuple Congolais et les grandes entreprises opérant sur le territoire ?

MR. THIERRY MOUNGALLA : Il faut noter que c’est un évènement au Congo. La Poste Congolaise ne fonctionne plus. Avant les conflits on avait 120 à 130 bureaux de poste qui fonctionnaient mais les conflits armés ont détruit l’essentiel du réseau postal. Nous en avons reconstruits un peu moins d’une dizaine mais au rythme où l’on va, il nous reste quelques décennies avant de rétablir tout le réseau. Il y a autour de 45-46 bureaux fonctionnels et certains ne le sont que de nom. Certains ne fonctionnent uniquement que grâce à une autre fonction exercée par la personne dans la localité. Mais cette personne passe en général davantage de temps dans son commerce que dans le bureau de poste.

La réouverture d’un centre de tri et de la distribution du courrier est un évènement et un sujet majeur pour les ministres à l’Assemblée nationale. La véritable question pour tout le monde est : quand le facteur reviendra-t-il avec son petit vélo jaune ? C’est pourquoi la réouverture de ce centre est très symbolique.

IN FOCUS : Dans beaucoup de pays, on se demande toujours si la poste peut être fiable. Est-ce que le Congo offre la fiabilité en terme de délais et de délivrance du courrier?

MR. THIERRY MOUNGALLA : Etant ministre des télécommunications, si aujourd’hui j’ai un courrier très important à envoyer, je n’utiliserais la Poste. Pourquoi ? Il faut tout simplement parfaire le système de distribution malgré les efforts effectués. Il faut surtout assurer la traçabilité. Les consommateurs réclament ce service. Cependant, nous distribuons le courrier, il y a des boites postales qui sont dédiées aux entreprises et aux personnes physiques qui le souhaitent. Le système se remet peu à peu en place.

Nous voulons établir une bonne relation avec nos partenaires. Pendant longtemps, l’Etat Congolais avait une dette postale avec l’Etat Français qui empêchait l’envoi d’un mandat. Aujourd’hui j’ai le plaisir et la satisfaction de constater que nous avons payé cette dette postale. Désormais, vous pouvez envoyer un mandat de Paris à Brazzaville et vice-versa. Nous avons rétabli les relations postales avec la République française qui est notre 1er partenaire historique.

De plus, nous venons d’élaborer une stratégie postale qui s’appelle le PIDEP (Plan Intégral de Réforme et de Développement Postal). Ce PIDEP va être approuvé en conseil des ministres dans quelques semaines. En accord avec l’Union Postale et Universelle (organisme des Nations Unies), cette stratégie va permettre d’accéder à des financements pour accélérer la reconstruction de nos bureaux de poste en zones rurales.

Nous voulons rétablir un lien social avec les personnes les plus reculées. Parfois dans des régions enclavées, le seul contact avec l’état est le bureau de poste. Ce projet prévoit une gradation en terme de présence postale. On a un véritable projet qui s’intègre dans le réaménagement du territoire avec la remise en état du fonctionnement des services postaux.

IN FOCUS : En terme de délai, nous sommes sur quelle planification?

MR. THIERRY MOUNGALLA : Nous sommes sur du moyen terme. C’est une politique pluriannuelle qui est inscrite dans plusieurs budgets de l’état. La banque postale sera en état de fonctionner courant janvier 2012. D’ici la fin de l’année 2012, nous voulons ouvrir une vingtaine d’agences sur le territoire, pour passer les effectifs à une trentaine d’agences au total. Nous allons améliorer les transferts d’argent en allant vers des réseaux sécurisés. Nous avons pour cela le processus Sigma-Sista avec la Banque centrale qui permet, dans le cadre d’un réseau sécurisé, que ces flux financiers s’opèrent.

IN FOCUS : A quelle étape se trouve la mise en œuvre du projet e-gouvernement et quelles sont vos attentes par rapport à cette initiative ?

MR. THIERRY MOUNGALLA : Le e-gouvernement est effectif et se construit tous les jours. Nous en sommes à l’embryon du e-gouvernement. Nous allons mettre en place un comité interministériel sur la société de l’information pour obtenir une harmonisation globale qui a pour but de coordonner les grandes réformes du e-gouvernement. La 1er reforme est celle de la numérisation de l’Etat car les archives physiques, dans un état moderne, ne doivent plus être de mise. L’état doit arriver à archiver ses dossiers à travers la numérisation, comme l’ile Maurice l’a fait, avec une architecture technique en ce qui concerne la numérisation et le e-gouvernement.

La deuxième reforme est la mise en ligne de l’administration. Il faut que l’administration soit accessible. Il faut permettre au Congolais qui est à l’étranger où a l’extérieur des grandes villes d’avoir accès à ses documents civils.

La troisième réforme est le développement d’une économie numérique. Cela passe par le développement du e-commerce, e-learning et la santé. Ce sont des projets qui sont en cours.

Le dernier point est celui de la bonne gouvernance. Le e-gouvernement facilitera celle-ci. Les ministres et les chefs d’administration gèrent les dépenses et quand tout sera informatisé, il sera difficile de mettre en place ses systèmes parallèles mafieux, corrompus où l’argent public est dérivé.

Pour développer et mettre en place ces réformes, nous avons des partenaires internationaux. Nous avons un accord avec Microsoft dans le cadre de la mise en place de logiciels non frauduleux qui permettent la mise en réseau saine de l’administration. Le processus de livraison est en cours. En ce qui concerne les serveurs, nous avons un engagement avec Bull, entreprise avec laquelle nous réfléchissons à la problématique de stockage des données. De plus, la société Française Nextiraone, va déterminer avec nous le schéma directeur des technologies utilisées. La fédération indienne procède à une expérimentation de la télémédecine/ de la télé sante : nous avons reçu des équipements pour plusieurs million de dollars qui sont en cours d’installation au CHU et en partenariat avec l’université de Brazzaville.

Il n’y pas de finalisation de processus dans le e-gouvernement notamment pour des raisons technologiques. Nous devons rester alerte sur les nouvelles technologies comme tout Etat utilisant le e-gouvernement.

IN FOCUS : Est ce qu’il y a des domaines dans lesquels vous favorisez la compétence internationale notamment en matière d’investissements ?

MR. THIERRY MOUNGALLA : Rien n’est ferme. Il n’y a plus de monopole. Il n’y a pas de partenariats exclusifs. Nous voulons multiplier les partenaires et comme disait Mao Zedong « que cent écoles rivalisent, que cent fleurs s’épanouissent ». C’est le principe de la concurrence et par ce moyen que l’on obtiendra le progrès.

Les domaines des Postes, Télécommunications et Nouvelles technologies de la communication sont ouverts. Nous garantissons un retour sur investissement et une stabilité juridique à tout opérateur désireux d’investir ses capitaux au Congo.

Clémentine Hazeran

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